Le glaucome est une maladie chronique de l’œil qui atteint progressivement le nerf optique, c’est-à-dire le « câble » qui transmet les informations visuelles de l’œil au cerveau.
Au fil du temps, cette atteinte entraîne une diminution du champ de vision. La particularité du glaucome est qu’il évolue souvent sans douleur et sans symptômes perceptibles au début. Beaucoup de personnes ne se rendent compte de la maladie que lorsque les lésions sont déjà importantes.
En France, on estime qu’environ 1 à 2 % de la population est concernée après 40 ans, et cette fréquence augmente avec l’âge.
Dans la majorité des cas, le glaucome est lié à une augmentation de la pression à l’intérieur de l’œil. Cette pression est produite par un liquide naturel appelé humeur aqueuse.
Lorsque ce liquide s’évacue moins bien, la pression peut augmenter et exercer une contrainte sur le nerf optique.
Cependant, il est important de savoir que :
Le diagnostic repose donc sur plusieurs examens complémentaires :
Le glaucome chronique est souvent qualifié de « voleur silencieux de la vue ».
Pendant plusieurs années, la vision centrale reste normale et le cerveau compense la perte progressive de la vision périphérique.
Les premiers signes peuvent être :
Lorsque ces symptômes apparaissent, une partie des fibres du nerf optique est déjà détruite.
A l’inverse, le glaucome dit « aigu » est une pathologie beaucoup plus rare mais provoquant des symptômes bruyants : douleur intense à l’oeil, nausées et vomissements, rougeur importante et baisse de vue brutale et profonde. Les mécanismes conduisant à un glaucome aigu sont différents de ceux pouvant provoquer un glaucome chronique. La prise en charge du glaucome aigu est urgente et une hospitalisation est nécessaire
Les lésions du nerf optique sont malheureusement irréversibles.
En revanche, lorsqu’il est diagnostiqué suffisamment tôt, le glaucome peut être efficacement contrôlé afin de ralentir, voire de stopper son évolution.
Le traitement a pour objectif principal de diminuer la pression à l’intérieur de l’œil.
Selon les cas, il peut reposer sur :
Le suivi régulier est essentiel afin d’adapter le traitement au fil du temps.
Oui. Avoir un parent atteint de glaucome augmente le risque d’en développer un. Si un membre de votre famille est concerné, il est recommandé d’en informer votre ophtalmologiste afin d’adapter la fréquence du dépistage.
Sans traitement, le glaucome peut entraîner une perte progressive et irréversible de la vision. Lorsqu’il est diagnostiqué suffisamment tôt et suivi régulièrement, il est généralement possible de ralentir ou de stabiliser son évolution.
Dans la majorité des cas, oui. Tout dépend de l’atteinte du champ visuel. Un suivi régulier permet d’évaluer l’évolution de la maladie et de vérifier que la vision reste compatible avec la conduite.
Oui. Le glaucome évolue souvent sans provoquer de gêne visuelle au début. C’est pourquoi un contrôle ophtalmologique régulier est recommandé, en particulier après 40 ans ou en présence de facteurs de risque.
Certaines situations augmentent le risque de développer un glaucome :
Votre ophtalmologiste prendra en compte l’ensemble de ces éléments lors de votre suivi.
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